Jean Arthuis : François Hollande, président du "Club Meb" ?

Publié le 3 Mai 2013

« Le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée a été l’occasion de rappeler les bienfaits de l’entente Franco-Allemande dans la construction de l’Europe.

Des couples illustres en ont fait la démonstration : de Gaulle Adenauer, Pompidou Brandt, Giscard d’Estaing Schmitt, Mitterrand Kohl, Chirac Schroeder.

Au moment où la France paye le prix de ses aveuglements, de ses dérives dépensières, de son incapacité à se réformer, François Hollande semble prêt à prendre ses distances face à Angela Merkel, spéculant sans doute sur l’issue des élections allemandes, en septembre prochain, comme si une hypothétique alternance chez notre partenaire était de nature à infléchir sa ligne politique de compétitivité et de rigueur budgétaire.

Le problème du gouvernement Ayrault est qu’il croit avoir fait les réformes nécessaires. Or les marges des entreprises n’ont cessé de se comprimer. Parmi les dix-sept pays membres de la zone euro, c’est en France qu’elles sont les plus faibles. Nous entrons en récession, le chômage explose et le retour à l’équilibre des finances publiques s’éloigne, tel l’horizon. Il est manifeste que les mesures adoptées vont dans le bon sens mais qu’elles ne sont pas à la hauteur des défis.

Hésitant entre l’expérience allemande et les déconvenues italiennes, espagnoles ou grecques, François Hollande semble tenté par la présidence du « Club Med ». Je doute que nos partenaires du Sud de l’Europe prennent la France pour modèle. N’attendons pas que l’Europe mette de l’ordre chez nous à notre place et soyons dignes de nos engagements à l’égard de l’Allemagne. L’Europe a besoin d’une France confiante et forte. Par le dialogue, cultivons la précieuse amitié entre la France et l’Allemagne. »

Rédigé par Section UDI Asnières sur Seine

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