Les Intentions de vote pour les Élections régionales

Publié le 29 Novembre 2015

Le contexte sécuritaire post-attentats rebat les cartes électorales un mois après le dernier sondage BVA.

Depuis le dernier sondage, les résultats semblent influencés par les événements du 13 novembre et les décisions du gouvernement. Voici ce que révèle le dernier sondage BVA.

Les Français sont intéressés par les élections régionales mais plus réservés sur la campagne menée dans leur région dont le démarrage a été freiné par l’actualité nationale dramatique.

Des triangulaires compliquées

Le sondage annonce des triangulaires compliquées : seules 4 régions semblent aujourd’hui à portée des listes d’union de la droite contre 3 pour les listes de gauche, 2 pour le Front national alors que l’issue apparaît grandement incertaine dans 3 régions.

  • La droite en tête dans 4 régions

Les listes de la droite paraissent en mesure de remporter la majorité des suffrages au second tour dans les régions suivantes : l’Île-de-France, le Centre-Val-de-Loire, les Pays de la Loire et l’Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

  • La gauche apparaît en mesure de conserver 3 régions

À l’issue de deuxièmes tours potentiellement compliqués, la gauche pourrait conserver la Bretagne, le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes où la situation est plus incertaine.

  • Et le Front National ?

Dans la continuité de ce que BVA mesurait en octobre, 2 régions pourraient être dirigées par le Front national à l’issue du scrutin en cas de triangulaires : le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et la région Provence-Alpes-Côte-D’azur.

  • Issue incertaine

Sur la base d’une forte évolution des préférences électorales, l’issue du scrutin apparaît aujourd’hui incertaine dans 3 régions où les seconds tours annoncent des triangulaires aux résultats serrés : la Normandie, la Bourgogne-Franche-Comté, la région Auvergne Rhône-Alpes.

Des Français intéressés par les élections régionales, plus réservés sur la campagne

62% des Français se déclarent aujourd’hui intéressés par les élections régionales, un score qui progresse de 6 points en comparaison à octobre. S’il est impossible de considérer que les attentats du 13 novembre n’auront aucun impact sur le vote des Français aux élections régionales, cet impact ne sera cependant pas nécessairement conscient : 52% des Français déclarent qu’ils voteront en priorité en fonction d’enjeux régionaux contre 53% en octobre.

Cette vague du dispositif d’enquête avait prévu de dresser un bilan provisoire de la campagne des régionales. En réalité, au moment où BVA l’avait réalisée, la campagne était suspendue et elle ne reprendra d’ailleurs que timidement. Elle n’a jamais vraiment eu l’occasion de démarrer et c’est ce qui ressort des résultats. Seuls 50% des Français jugent que la campagne menée dans leur région aborde bien les sujets importants pour l’avenir de leur territoire. 49% des Français déclarent que la campagne leur donne envie de voter, un taux qui évolue de 45% en Normandie à 56% en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et 57% en PACA. Seuls 42% des Français jugent que la campagne menée dans leur région est intéressante, un taux qui indique une séquence plutôt mal perçue, mieux évaluée en Nord-Pas-de-Calais-Picardie (47%) et en PACA (46%) et nettement moins bien notée sur ce critère en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (39%).

Le Front national enregistre une progression significative

En comparaison des enquêtes d’opinion menées avant les attentats du 13 novembre, les listes du Front national enregistrent une progression significative des intentions de vote à leur égard dans toutes les régions et atteignent des niveaux quasi-inédits dans certains territoires. Cette progression se fait plus généralement au détriment des Républicains mais également parfois du Parti socialiste. Cette redistribution des préférences électorales dans un contexte de triangulaires généralisées écarte vraisemblablement la possibilité d’un retour à la « carte de 1992 » dans laquelle 20 régions sur 22 étaient dirigées par le RPR et l’UDF. La droitisation des intentions de vote était l’un des effets possibles des événements du 13 novembre, reste à savoir si cet effet sera durable et se traduira dans les urnes également ou bien si cette progression du Front national est à mettre sur le compte de réactions « à chaud », dans un contexte émotionnel particulier, et pourrait s’estomper d’ici au 6 décembre.

Rédigé par Section UDI Asnières sur Seine

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