Discours du Président de la République devant le Congrès : l’Essentiel

Publié le 18 Novembre 2015

Lundi après-midi, le président de la république s’est adressé solennellement au Congrès pour expliquer les principaux axes de sa politique à venir après les attentats perpétrés à Paris. Le but de l’intervention fut à la fois de dissiper certaines incertitudes et de poser les grandes orientations du gouvernement dans la guerre que la France mène contre Daesh et le terrorisme djihadiste.

La France est en guerre

À plusieurs reprises, François Hollande a affirmé que la France faisait face à des actes de guerre, et qu’il fallait à la fois les moyens juridiques et matériels pour la soutenir. Ainsi, le pacte de sécurité, a-t-il affirmé, doit être prioritaire sur celui de stabilité. Dans cet esprit, il convient donc de renforcer les effectifs de sécurité et les moyens alloués à la lutte anti-terroriste. Cela passera notamment par davantage de crédits à la justice pénale et antiterroriste, par l’embauche de plusieurs milliers de policiers et de gendarmes, et une adaptation de la législation aux nouvelles technologies.

La révision de la constitution

L’état d’urgence est prolongé de trois mois. François Hollande souhaite également que le parlement modifie la constitution afin de créer un statut d’exception plus souple et limité dans le temps différent de ceux proposés par les articles 16 et 36 de la constitution.

L’implication de l’UE et du conseil de sécurité

Estimant la France victime d’actes de guerre, François Hollande a invoqué l’article 42.7 du traité de l’Union européenne : « Au cas où un État membre serait l’objet d’une agression armée sur son territoire, les autres États membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir, conformément à l’article 51 de la charte des Nations unies. » Cette assistance doit pour François Hollande prendre la forme de contrôles accrus aux frontières, d’une concertation sur la crise des migrants et la possibilité de déchéance de la nationalité française, y compris pour les personnes nées françaises, pour les individus convaincus d’entreprise terroriste. Ainsi, François Hollande a souligné la nécessité d’un contrôle accru aux frontières de l’Europe.

À l’initiative de la France, le Conseil de sécurité devrait se réunir afin de voter une résolution contre le terrorisme.

La coopération accrue entre la France, les USA et la Russie au Proche-Orient

Si pour François Hollande, la solution du « problème syrien » d’où est originaire le terrorisme « ne passe pas par Assad », il a souhaité l’intensification au Proche-Orient de la guerre contre Daesh, l’envoi du porte-avion Clémenceau pour renforcer la présence française dans la région. Plus essentiel encore, il en a appelé à une coalition contre Daesh qui impliquerait la France, les États-Unis et la Russie.

Le maintien des régionales et de la COP 21

L’incertitude régnait sur la tenue des élections régionales et de la COP21, que François Hollande a dissipée

Rédigé par Section UDI Asnières sur Seine

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