Nicolas Sarkozy a poursuivi, hier soir à Asnières, son duel à distance avec Manuel Valls !!!

Publié le 25 Mars 2015

Nicolas Sarkozy : "Manuel Valls se saoule de sa propre parole"

En meeting mardi à Asnières-sur-Seine, Nicolas Sarkozy s’en est pris à Manuel Valls, ce "haut parleur", et souligné que des binômes PS arrivés en troisième position dans la Drôme avaient refusé de se désister. "Quelle est la cohérence?", a lancé le patron de l'UMP.

Nicolas Sarkozy a poursuivi, mardi soir à l'occasion d'un meeting à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), son duel à distance avecManuel Valls, Premier ministre qui "se saoule de sa propre parole". François Hollande, "plus personne ne l’entend. Il parle et il ne fait même pas de bruit. Il est vrai qu’il y a un haut parleur à côté de lui", a ironisé le président de l’UMP dans une allusion à Manuel Valls, avant d'ajouter : "L’autre, qu’est ce qu’il parle!"

"Il regarde un dossier? Il réfléchit? Non : il parle. Il se saoule de sa propre parole", a encore lancé Nicolas Sarkozy avant de prononcer, enfin, le nom du Premier ministre : "L’écho de sa propre parole revient à ses oreilles dans un dialogue singulier entre Valls et Valls sous le regard interloqué des Français…"

"Manuel Valls n'a pas le droit de mentir"

Ayant réaffirmé la règle du "ni ni" (ni vote FN, ni vote PS) en cas de second tour FN-PS, Nicolas Sarkozy a balayé les "leçons de morale" de la gauche. "Dans le département de la Drôme, quatre binômes socialistes arrivés en troisième position se maintiendront", a-t-il pointé. "Quelle est la cohérence (…) avec les déclarations de matamore de M. Valls?" "S’il n’était pas au courant, je lui signale…", mais "il n’a pas le droit de mentir en disant qu’il est immoral de prendre le risque de faire passer le Front national".

L’ancien Président de la république s’exprimait devant une salle bondée et toute acquise. "Quand tu viens ici dans les Hauts-de-Seine, tu es chez toi", a lancé le sénateur Roger Karoutchi, en évoquant même un "sarkoland".

Sans surprise, le conseil départemental présidé par Patrick Devedjian devrait rester à droite dimanche soir. Ici, "la meilleure version du ni-ni, c’est ni élus du Front national ni élus socialistes", a ironisé Devedjian. Le maire d’Asnières Manuel Aeschlimann a quant à lui ouvert le meeting en offrant à Sarkozy un exemplaire deL’Odyssée… "parce que ta vie, c’est l’odyssée".

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