Jean-Christophe Lagarde veut 39 heures payées 35 en échange d'une stabilité fiscale

Publié le 3 Mars 2015

Le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde a proposé mardi sur France Inter de repasser aux "39 heures payées 35" et en échange qu'il n'y ait "plus d'augmentation de la fiscalité".

Interrogé sur les propositions économiques de Nicolas Sarkozy livrées lundi dans un entretien au Figaro, M. Lagarde répond : "Je ne serais pas pour la réduction d'un fonctionnaire sur deux, c'est un système à l'aveugle qui ne fonctionne pas et a montré ses limites."

"En revanche sur l'augmentation du temps de travail, c'est pas seulement pour la fonction publique" comme l'a proposé son allié à l'UMP. "Moi je veux proposer aux Français un contrat: il n'y a plus d'augmentation de la fiscalité, on ne va plus vous faire les poches, mais on vous demande juste une chose, c'est de revenir aux 39 heures payées 35", a lancé le député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis).

"Quand on est passés des 39 heures aux 35, il n'y a pas eu de baisse de salaire", a-t-il justifié.

D'après lui, cette mesure "permet de rembourser nos dettes, d'arrêter d'alourdir la charge sur la tête de nos enfants (...)."

Pour lui, "on s'est offerts quatre heures de réduction du temps de travail contre notre propre intérêt, et contre nos enfants, car en plus tout ça est financé par des déficits publics, et nos enfants vont devoir payer les loisirs que nous nous sommes accordés."

M. Lagarde s'en est pris au code du travail, "casse-tête permanent pour les entreprises", à l'existence de seuils sociaux.

D'après M. Lagarde, "dans tous les pays du monde, sans exception, là où on travaille plus longtemps dans la semaine et dans la vie, il y a moins de chômage et notamment des jeunes".

L'expression "FNPS", dont a parlé Nicolas Sarkozy ? "Je la reprendrais pas mais c'est un constat objectif. Quand on vote FN au premier tour, on élimine le candidat de l'UMP ou de l'UDI, et on facilite la victoire du PS."

"Qu'il y ait une alliance objective du FN vers le PS, ce n'est pas contestable. En 2012, Mme Le Pen a bien demandé à faire battre Nicolas Sarkozy, donc à faire élire M. Hollande", a accusé M. Lagarde.

AFP

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