Loi MACRON, Motion de CENSURE et Alternative Crédible

Publié le 18 Février 2015

La loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques - dite "loi Macron" - ne mérite ni excès d'honneur ni indignité.

Comme le dit lui-même le Président de la République : "Cela n'est pas la loi du siècle".

Pourtant, j'avais décidé de voter ce texte parce qu'il constitue un petit pas vers le libéralisme et nombre de ses dispositions vont dans un sens positif, attendues par des secteurs professionnels vitaux pour notre économie comme ceux du bâtiment.

Certes, la concertation a manqué avec les notaires, par exemple, qui ont quelques raisons de se plaindre.

Pour autant, refuser ce texte en bloc serait revenu à mon sens à s'enfermer dans une opposition systématique qui clive à outrance la vie politique de notre pays en oubliant le mal qui ronge notre économie.

Cette loi ne relancera pas la croissance à elle seule, mais elle participe à ce mouvement de déverrouillage de notre économie, indispensable si l'on veut lutter à armes égales dans la compétition planétaire qui nous contraint.

L'opposition farouche à ce texte de la gauche de la gauche, qui a obligé le Gouvernement à passer en force sans vote avec la massue de l'article 49-3 de notre Constitution, prouve l'avancée libérale de cette loi.

Autant j'aurais voté la Loi Macron proposée par le Gouvernement parce qu'elle allait dans le sens d'une petite libéralisation de notre économie, autant je voterai la motion de censure qui sera déposée par l'opposition tant ce Gouvernement et cette majorité me semblent, mois après mois, incapable globalement d'adapter notre pays aux exigences du 21ème siècle.

Au delà, il me semble désormais urgent que l'opposition, dans son ensemble, démontre à travers une plateforme programmatique qu'elle représente désormais une alternative crédible prête à gouverner lorsque les Français auront mis fin à la malheureuse expérience socialiste.

Yves Jégo
1er Vice-Président de l'UDI
Député de Seine-et-Marne
Maire de Montereau-fault-Yonne
Ancien mi
nistre

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