Laïcité: Le Combat De Tous Pour Tous

Publié le 4 Février 2015

"Rien de grand ne peut se faire, rien qui dure ne peut se construire, qui ne soit fondé sur l'écoute, le dialogue et l'action.La politique, c'est la voie du dialogue, du dialoguo profondi, la voie du consensus, la voie du compromis et la voie de la modération, qui n'est pas de la faiblesse. C'est parce qu'Aristide Briand a choisi l'écoute, le dialogue, le respect, l'action que la loi de 1905 n'a pas été la curiosité politique d'une saison, mais qu'elle a traversé le temps pour venir jusqu'à nous".

Aujourd’hui, aveuglées par un discours de plus en plus politiquement correct (où affleure parfois la pensée unique), qui confond tolérance et laisser-faire et/où respect et renoncement, nos « élites » en oublient de défendre l’une des valeurs centrales de notre démocratie : la laïcité.

Laïcité qui, à mon sens, incarne, peut être à elle seule, la République, notre bien commun.

Et, si il est vrai, que les temps de crise que nous traversons actuellement ne sont pas sans rappeler ceux où vivait l’ermite de Patmos, époque de trouble, de violence, de désarroi. Il est, tout aussi exact, que nous nous devons envers et contre tout, de maintenir une certaine idée de l’homme et de la société, de défendre des valeurs sans lesquelles toute vie humaine serait vaine et dérisoire : valeurs de liberté, de justice, de loyauté, de dignité humaine et de fraternité.

La Laïcité est un sujet sur lequel nous ne pouvons, nous ne devons pas nous abstenir de dire (haut est fort) ce qu’elle représente de peur de nous aventurer sur une terre inconnue et /ou en terrain hostile.

Au contraire, nous nous devons de revendiquer la Laïcité comme héritage. C’est parce qu’elle fait partie notre héritage nous avons le devoir de la préserver pour le transmettre à notre tour.

Nous avons même l’obligation d’en comprendre le sens pour saisir celui de notre démarche humaniste et militante car La laïcité n’est pas un principe, c’est une conséquence de la liberté de conscience qui permet à tous et chacun de choisir les chemins de son épanouissement personnel et spirituel.

Le principe, c’est l’affirmation qu’il y a un sens plutôt que l’absurde. Quel est ce sens ?

A l’évidence les hommes le cherchent, ils le cherchent par des voies scientifiques, par des voies religieuses ou par des voies philosophiques. Mais, tous affirment la foi dans le sens de la vie. Alors, la réponse laïque (qui est avant tout une réponse de compassion à l’égard des limites de notre propre entendement) est de dire qu’aucune voie ne peut être fermée à l’homme dans sa tentative de dépassement.

De fait :

La laïcité ; fruit de nos doutes, déchirements, renoncements et de nos aveuglements, ne « juge pas, ne condamne pas, ni ne rejette », car, elle est à la fois un « poing serré et une main tendue , une limite et une ouverture, une mise en garde et une invitation »,

La laïcité, plaçant la liberté au cœur de la foi, c’est aussi le refus de toute doctrine étatique, politique, syndicale, partisane, tribale, familiale, à laquelle on serait obligatoirement tenu d’adhérer en faisant abstraction de sa propre conscience, en abdiquant son droit au choix.

Alors, soyons clairs !

La laïcité, ce n’est pas combattre l’idée de Dieu, c’est refuser de l’enrôler au service de nos pseudo débats, de nos différends, de nos polémiques et de nos luttes, y compris celles qui consistent à le nier, et même si l’on a pas la foi.

La laïcité, telle que nous la concevons, ce n’est pas de considérer comme Auguste Comte que la théologie ou la métaphysique sont des conceptions d’âges révolus, ou que la religion n’est, comme a pu l’écrire Marx, que « le soupir de la créature opprimée, l’esprit d’un monde sans esprit, l’âme d’une époque sans âme » A proprement parler, parce que pour nous la laïcité est par essence méthodique/méthodologique, nous n’avons pas à juger d’une aspiration humaine qui, quoique l’on dise, n’est pas prête de s’éteindre tant elle correspond justement à un besoin d’élévation et de spiritualité .

Aussi, parfaitement laïques, nous ne pouvons avoir de haine, de mépris, voire d’indifférence à l’égard du phénomène religieux.

Ce contre quoi, en revanche, j’estime que nous devons nous mobiliser avec force et vigueur, c’est la prétention de certains religieux à vouloir cantonner la spiritualité à la seule religion d’abord, à vouloir ensuite la limiter à leur seule religion et enfin à vouloir la confiner dans la seule interprétation qu’ils donnent de leur propre religion.

Ainsi, nous pouvons nous définir, sans nous contredire, et à juste titre, comme étant à la fois déistes, spiritualistes et laïques. Cette conception, nous pouvons facilement l’expliquer. Il nous reste à l’appliquer dans notre vie quotidienne.

Ainsi, nous pouvons dire « Le but n’est pas le but. Le but, c’est le chemin »

Ainsi, nous pouvons avoir une authentique démarche, non point d’alibi de la bonne conscience, mais de vérité dans le combat contre toutes les exclusions, les ségrégations et toutes les idéologies extrémistes.

Jean-Loup DUJARDIN

Rédigé par Section UDI Asnières sur Seine

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