Jean-Christophe Lagarde regrette l'absence de travail commun avec le gouvernement apres les attentats

Publié le 8 Février 2015

AFP

Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a regretté samedi qu'un mois après les attentats "il n'y ait pas eu de tentative de travail commun" avec le gouvernement.

"Nous sommes bientôt le 11 février, il n'y a pas eu de tentative de travail commun", a-t-il déclaré en mettant un terme au conseil national de l'UDI qui se tenait à Vincennes. L'ensemble des formations politiques avaient rencontré le chef de l'Etat après les attentats.

"Je regrette que le président de la République ne nous prépare pas à cette guerre", a-t-il ajouté.

Il s'en est également pris au FN, qui "n'est pas républicain pour une raison simple: parce que la République c'est le mérite, parce qu'elle offre à chacun la chance d'être jugé sur ce qu'il fait (...) pas sur la naissance qui est la sienne, son origine, sa couleur de peau".

"J'ai été effaré d'entendre M. Jean-Marie Le Pen qui prétend devenir président de la région Paca (...) reprocher à Claude Bartolone de n'être peut être pas né Français", a-t-il encore ajouté.

De son côté, Yves Jégo, numéro deux de l'UDI, a vanté "le modèle républicain" et "le modèle de la laïcité" comme "bouclier contre l'extrémisme".

"C'est notre devoir de parti politique que d'éclairer le scrutin à partir de nos valeurs", a aussi dit à la tribune le président du Parti radical, et président du conseil national, Laurent Hénart.

Dès dimanche soir dernier, Jean-Christophe Lagarde avait appelé à voter pour le candidat PS dans la législative partielle du Doubs.

"L'UDI sera libre de ses choix et de porter ses valeurs", a-t-il aussi déclaré plus généralement au sujet des élections.

D'un point de vue interne, "la construction du parti demeure à faire", a-t-il observé. Le conseil national a élu samedi son bureau politique. "Le bureau politique élu tout à l'heure était prévu depuis deux ans et n'avait pas été mis en place", a expliqué M. Lagarde.

Elus et cadres UDI ont aussi adopté à l'unanimité une motion sur "le combat contre le FN", "parti dangereux".

A aussi été adoptée à la quasi unanimité une motion sur la Grèce. Si celle-ci refuse les "réformes" ou "exige une nouvelle annulation de la dette, nous considérons que ce n'est pas acceptable". "Si la Grèce choisit de faire défaut, elle doit le faire en dehors de la zone Euro et en sortir".

Rédigé par Section UDI Asnières sur Seine

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