François Hollande ne doit pas confondre la prise de hauteur avec la lévitation.

Publié le 6 Février 2015

L’esprit du 11 janvier n’est pas un chèque en blanc. Que ce soit sur l’éducation ou la fracture territoriale, il faut prendre le temps de mettre tous les problèmes sur la table. Au lieu de cela, François Hollande a bâclé un canevas de mesurettes servi avec l’emphase de l’union nationale.

Devenir vraiment Président, c’est s’emparer vraiment des problèmes. C’est donner de vrais diagnostics, puis de vraies solutions : sur le chômage, sur l’éducation, sur la santé, sur la fiscalité, sur la sécurité. Il y a en France des territoires et des citoyens qu’on abandonne à eux-mêmes. C’est d’actes qu’ils ont besoin, et non pas de belles paroles.

Etre à la hauteur, c’est réaffirmer la laïcité en l’ajoutant à notre devise nationale. Etre à la hauteur, c’est s’intéresser véritablement à l’accompagnement des chômeurs. Etre à la hauteur, c’est réformer le monstre épuisé qu’est devenue notre protection sociale. Etre à la hauteur, c’est faire la grande réforme fiscale que d’ailleurs François Hollande a si souvent promise.

Etre à la hauteur, ce n’est pas accumuler les échecs et les effets d’annonce. Ce n’est pas improviser un nouveau grand cap littéralement tous les six mois. Ce n’est pas rester sur son nuage loin de toute réforme profonde. Ce n’est pas se payer de mots et d’ajustements à la marge.

L'esprit du 11 janvier, c'est aussi d’oser débattre sur l'état réel, économique et moral, de notre pays. A cet égard, cette conférence fut un rendez-vous manqué avec les Français.

Jean-Christophe LAGARDE

Rédigé par Section UDI Asnières sur Seine

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