Deux Asniérois élus au Bureau Politique de l'U.D.I : Retour sur le Conseil National

Publié le 10 Février 2015

Retour sur le Conseil National du 7 février

Lors du Conseil National, deux des fondateurs de la section UDI (Pierre-Nicolas BUREL et Jean-Loup DUJARDIN) ont été élus au Bureau Politique de l'U.DI .

(Consulter la liste du Bureau Politique)

Motion

La crise économique, sociale et financière qui frappe la Grèce dépasse ses propres frontières. C’est à une crise européenne à laquelle nous assistons dans un monde en profonde mutation. Nous ne pouvons plus considérer que la destinée de chacun des Etats membres de l’Union européenne dépende uniquement de ses choix. L’Europe unit les Etats et les peuples. C’est ensemble que nous relèverons ces défis auxquels nous sommes confrontés, en particulier l’emploi.

La crise grecque fragilise le projet européen, fondamentalement humaniste et solidaire. La Grèce subit les conséquences de ses choix politiques qui l’ont conduit dans la situation actuelle. Les Grecs sont des citoyens européens. Nous souhaitons donc leur venir en aide.

Depuis de nombreuses années, la Grèce est rongée par un mal répandu dans toute l’Europe : la dette. Elle met à mal la cohésion sociale et fragilise dangereusement la démocratie. La Grèce en fait l’amère expérience. Cette dette, qui s’élève à 321,7 milliards d’euros soit 175% de son PIB, a conduit la Grèce dans une situation insupportable. Les plans de redressement établis par la troïka (BCE, FMI et Union européenne) ont durement frappé le peuple grec dont 26% est chômage. La victoire de Syriza est un événement politique majeur qui demande une nouvelle réponse au problème que pose la dette. C’est donc par une politique budgétaire différente que la reconstruction de ce pays sera possible. Sans une solution financière viable et des réformes structurelles d’ampleur (création d’un véritable cadastre, d’une administration fiscale comparable aux nôtres, égalité devant l’impôt, etc.), la Grèce ne pourra sortir de la spirale du déclin. Toutefois, l’effacement de la dette est impossible. Nous pouvons donc procéder à l’allongement de la durée des prêts et à une nouvelle baisse des taux d’intérêt, en concertation avec l’ensemble des pays membres si des reformes effectives ont lieu.

Mais si le Gouvernement grec refuse ces réformes ou exige une nouvelle annulation de la dette, nous considérons que ce n’est pas acceptable. Si la Grèce choisit de faire défaut, elle doit le faire en dehors de la zone Euro et en sortir.

Comparer la situation de la France à celle de la Grèce paraît hasardeuse. Néanmoins, la tendance budgétaire française emprunte le même chemin que celui de la Grèce. La dette publique française atteindra 98% du PIB en 2015 et la barre fatidique des 100% pourrait être atteinte en 2016. A l’UDI, nous n’avons cessé d’alerter la majorité actuelle sur la nécessité de prendre les mesures qui s’imposent pour réduire la dette, relancer la croissance et lutter efficacement contre le chômage. L’absence de résultats économiques et sociaux depuis 2012 a brisé la confiance de nos concitoyens tant les efforts demandés ont été importants, et vains. Désormais, la France est sous la surveillance renforcée de la Commission européenne qui exige, à raison, un vaste programme de réformes pour assainir la situation budgétaire, économique et sociale de la France. Les mesures qui ne sont pas prises maintenant pour préparer l’avenir finissent par l’être pour éviter le déclin, de manière brutale et douloureuse pour la population comme la Grèce le subit. La pérennité de la cohésion sociale en dépend.

C’est pourquoi, nous proposons un renforcement de l’union économique et monétaire européenne ainsi qu’un plan de réformes juste et ambitieux indispensable au redressement de la France.

1) Pour une union économique et monétaire renforcée

L’union économique et monétaire européenne doit se fonder sur une harmonisation globale à l’échelle de la zone Euro. Le premier volet de cette harmonisation passe par une politique économique, commerciale et industrielle commune. L’investissement est le cœur de cette politique, permettant de soutenir l’action de Bruxelles en faveur du tissu économique européen et des futurs fleurons industriels. Le plan d’investissement proposé par Jean-Claude Juncker, qui aurait pu être plus ambitieux, s’inscrit dans cette logique. Le deuxième volet de l’harmonisation européenne doit être juridique. Face à une concurrence mondiale accrue, l’Europe doit s’armer juridiquement pour défendre ses intérêts. Il est donc impératif que les droits de la concurrence européens convergent. Le troisième volet de l’harmonisation européenne est fiscal. Elle doit permettre d’instaurer une gouvernance économique européenne autour d’un taux d’impôt sur les sociétés harmonisé et d’écarter toute tentation d’optimisation fiscale à l’échelle nationale. Enfin, le quatrième et dernier volet de l’harmonisation européenne est commercial. L’Europe doit se doter d’une politique commerciale internationale commune pour défendre ses intérêts, ses entreprises et ses emplois pour faire face à la concurrence étrangère et faire de la mondialisation une chance, un atout et non un handicap.

2) Un programme de réformes ambitieux pour la France a. La réforme fiscale La fiscalité est aujourd’hui excessive, illisible et injuste. Le matraquage fiscal que subissent les ménages et les entreprises mine la compétitivité et détériore le tissu social. Le taux de prélèvement obligatoire de la France est de 46%, soit le plus élevé en Europe après le Danemark. Fondée sur les principes de stabilité, de prévisibilité et de transparence, la réforme fiscale que nous souhaitons doit se traduire par une baisse générale des impôts, tant pour les ménages que pour les entreprises. Cette réforme fiscale doit soutenir le pouvoir d’achat ainsi que des marges de manœuvre pour investir. b. Les réformes structurelles La France ne pourra faire l’économie d’un plan de réformes structurelles permettant d’alléger les contraintes et de soutenir efficacement la reprise économique. Ces réformes structurelles sont : la réduction de la dette publique et le rééquilibrage des comptes publics, la simplification du droit du travail afin de rendre le marché du travail plus flexible, l’établissement d’un régime unique de retraite afin d’instaurer une véritable équité entre tous les Français, la simplification réelle du fonctionnement de l’Etat, sur une véritable décentralisation renforçant les collectivités territoriales et la réorganisation efficace de la protection sociale au profit des plus démunis.

Nous portons donc ce programme de réformes qui a pour ambition de créer les conditions nécessaires au redressement de la France. Mais au-delà du seul enjeu économique et social, c’est la question essentielle de l’avenir de notre démocratie qui se pose. Il est de notre responsabilité de relever le défi de la dette publique afin de léguer à nos enfants un pays stable, prospère et tourné vers l’avenir.

« Les 22 et 29 mars 2015 auront lieu les élections départementales, afin de renforcer l’expression politique de l’UDI au sein des futures assemblées départementales et ainsi peser davantage sur les décisions à venir quant à l’organisation de nos collectivités, il est décidé que les Conseillers départementaux membres de l’UDI, mettront en place un groupe UDI au sein de leur assemblée, les élus adhérents de l’UDI s’engagent à siéger dans ce groupe et privilégieront la mise en place d’intergroupes avec nos partenaires de l’UMP. Tout manquement de la part des élus concernés conduirait à un examen de ces situations par la Commission Nationale d’Arbitrage et de Contrôle »

Déclaration

Née pour abattre la société d’Ancien Régime, des castes et des privilèges de naissance, la République est avant toute chose l’égalité politique de chaque citoyen, être unique, libre de choisir et d’assumer ses choix et donc d’en changer.

C’est aussi le droit de chacun d’exprimer librement ses opinions et de pouvoir réussir en fonction de son mérite et de son talent.

La laïcité, cette grande oeuvre républicaine, suppose la neutralité du pouvoir politique envers toutes les convictions religieuses et philosophiques. Elle implique enfin l’absence de stigmatisation de telle ou telle orientation spirituelle et le respect de chacun dans sa vie privée.

La République c’est la fin des privilèges de l’Ancien Régime, l’abolition de l’esclavage, la consécration des libertés fondamentales et de l’école publique, l’émancipation politique et économique des femmes, la séparation entre l’Etat et les Eglises, le refus de Vichy par l’appel du 18 juin puis le Conseil National de la Résistance et le rejet populaire de l’obscurantisme islamiste exprimé par le peuple français le 11 janvier dernier.

Au regard de l’identité républicaine de la France, nous rappelons que le Front National, aujourd’hui comme hier, n’est pas un parti républicain. C’est un parti dangereux qui apporte les réponses les plus pernicieuses, les plus perverses aux questions que les Français se posent.

Nous n’oublions pas les nombreuses condamnations de Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du Front ; nous n’oublions pas les propos de l’ancien directeur du Front National Jeunes sur l’homosexualité ; nous n’oublions pas le développement par Marion Maréchal-Le Pen de la théorie du grand remplacement ; nous n’oublions évidemment pas les propos de Sophie Montel, la candidate à la députation, sur l’inégalité des races.

Face au Parti Socialiste, nous sommes dans l’opposition nationale tout en demeurant dans le débat républicain .

Face au Front National, nous défendons des valeurs morales incompatibles avec ce qu’il exprime. C’est pourquoi nous avons toujours voté sans états d’âmes pour le candidat qui combat le Front National. Et c’est pourquoi nous le ferons demain, dimanche dans le Doubs, et le ferons toujours.

Rédigé par Section UDI Asnières sur Seine

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