Rentrée de la section UDI # Asnieres sur Seine

Publié le 11 Septembre 2014

La rentrée, c’était il y a 1O jours diront certains… Pour la section U.D.I Asniéres sur Seine, c’est aujourd’hui… Pour les semaines à venir et jusqu’au congrès, vous pourrez lire des articles sélectionnés… Pour commencer, je vous propose de lire ou relire les réactions des dirigeants de l'UDI suite à l’annonce du Gouvernement Valls 2

Jean-Loup DUJARDIN

Président de la Section U.D.I. Asniéres

Jean-Marie Bockel, Vice-président de l'UDI

« Le gouvernement Valls 2 est un gouvernement rétréci.

François Hollande et Manuel Valls font face à un risque réel d'ingouvernabilité du pays. La raison en est que leur ligne de politique économique est minoritaire dans leur propre camp. Qui plus est, ce n'est pas sur cette ligne que François Hollande s'était fait élire président de la République.

Le nouveau gouvernement ne pourra donc faire adopter ses décisions majeures à l'Assemblée que sous la menace de la dissolution, ou en usant des leviers de contrainte de la Constitution tels que le 49-3.

La question centrale devient celle de l'existence effective d'une majorité à l'Assemblée. Elle se pose très sérieusement en vue du vote du budget 2015.»

François Sauvadet, Vice-président de l'UDI

« Après 147 jours du Gouvernement Valls 1, le Gouvernement Valls 2 vient donc d’être dévoilé. Le Président de la République s’est fait imposer ce remaniement suite à la fronde de ses propres ministres. Le message est sans ambiguïté avec la nomination d’Emmanuel MACRON à l’Economie : la Finance n’est plus un ennemi ! Ce Gouvernement parviendra-t-il à réussir là où le précédent a échoué si vite ? J’en doute puisque le Président de la République a réaffirmé qu’il ne changerait pas la politique menée depuis plus de deux ans et qui conduit le pays dans le mur !

Il faut pourtant lui souhaiter, pour la France, de réussir. Mais les espoirs sont maigres ! »

François Zocchetto, Président du groupe UDI-UC au Sénat

« Vu la situation terrible dans laquelle se trouve notre pays, nos compatriotes et nos entreprises, le groupe UDI-UC ne peut que souhaiter la réussite de ce nouveau Gouvernement. Le temps des réformes cosmétiques et des effets d'annonce est passé. L'heure des vraies réformes structurelles, celles demandées par les centristes depuis longtemps, est largement arrivée.

Je reste néanmoins dubitatif et inquiet.

Derrière le discours volontariste tenu depuis 5 mois, les actes ne sont pas clairs et les mesures contradictoires se succèdent. Le cap suivi n'est pas le cap affiché. Avec ce gouvernement remanié, peut-être peut-on enfin espérer un peu de cohérence gouvernementale, de clarté et de bon sens. Mais le peu de changements de ministres rend peu crédible cette hypothèse.

Se pose également la question des appuis et soutiens d'un Gouvernement de plus en plus isolé, ne disposant que d'une majorité parlementaire rétrécie, fragile et à l'évidence incertaine. Comment engager le pays sur la voie des réformes sans connivence entre le gouvernement et les parlementaires du parti majoritaire ? Comment enfin redonner souffle à nos concitoyens si cette majorité, engoncée dans une vision dépassée de notre environnement et préoccupée par ses seules perspectives électorales, se refuse à comprendre les mutations et enjeux du monde qui nous entoure ? Après avoir attendu la croissance extérieure providentielle, attendre la bienveillance de nos partenaires européens est un leurre. Elle ne viendra pas tant que nous ne donnerons pas la preuve de notre réelle volonté et capacité à nous réformer, comme ces pays l'ont fait, souvent à notre demande !!! Les 72 dernières heures ont envoyé un signal bien inquiétant, celui d'une possible crise de régime, dont notre pays a tout sauf besoin. Nous attendons ainsi que le nouveau Gouvernement dissipe très vite cette impression calamiteuse, génératrice d'encore plus de doutes et d'attentisme, alors que ceux-ci coûtent déjà si chers aux Français. Le premier ministre doit résolument assumer sa volonté réformatrice, quitte à froisser les idéologues de sa majorité. Nous attendons du Président et de ses ministres un comportement responsable. Nous attendons d'eux du travail et des résultats. Nous entendrons avec intérêt les propos du Premier ministre devant la représentation nationale.»

Philippe Vigier, Président du groupe UDI à l'Assemblée Nationale

« Au-delà de cette « pseudo nouvelle » composition du gouvernement, la seule question qui vaille est quelle politique l’exécutif entend-il désormais conduire.

Il y a dix jours, le Président annonçait dans une interview de rentrée maintenir le cap de son action. Si tel est toujours aujourd’hui le cas, ces dernières 36h n’auront été qu’un psychodrame inutile comme le PS nous y a habitués ces dernières années.

Le maintien de membres du Parti Radical de Gauche au gouvernement, qui s’opposent à la réforme territoriale et auraient obtenu l’assurance du maintien des conseils généraux ruraux annonce déjà le renoncement de ce qui nous était présentée comme une grande réforme.

Par ailleurs, le nouveau refus des écologistes d’intégrer le Gouvernement confirme la fragilité du Gouvernement.

Aujourd’hui, après ce remaniement, les doutes quant à la capacité et la volonté de l’exécutif de tourner le dos à la politique menée depuis maintenant plus de deux ans restent les mêmes : quelles réformes ce nouveau gouvernement entend-il proposer ? Sur quelle majorité compte-t-il s’appuyer ? Sans lever ces ambigüités fondamentales, l’action de ce gouvernement sera paralysée de la même manière que celle du précédent.

Nous affirmons de nouveau l’impérieuse nécessité de mettre en œuvre un grand plan d’urgence pour alléger la fiscalité pesant tant sur les ménages et les entreprises, enrayer la baisse de l’apprentissage, s’attaquer au sujet majeur et aujourd’hui en friche de l’école primaire, relancer les secteurs du bâtiment construction et des services à la personne, simplifier la vie des entreprises en réformant le code du Travail, diminuer réellement les dépenses publiques. Ce sont des réformes de fonds indispensables qui seules seraient à même de créer la confiance pour renouer avec la croissance et retrouver une crédibilité au sein de l’Union européenne.

Comme nous l’avons toujours fait depuis juin 2012, nous continuerons à être dans une opposition constructive et à nous déterminer à l’Assemblée nationale en fonction de l’intérêt supérieur de la Nation, impératif, semble-t-il, oublié par l’exécutif. » déclare Philippe Vigier.

Rédigé par Section UDI Asnières sur Seine

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