"Manuel Valls n'est pas en capacité de relever un défi historique" pour la France

Publié le 18 Septembre 2014

Le chef de file des députés de l'UDI Philippe Vigier a justifié mardi le choix de voter contre la confiance au nouveau gouvernement en affirmant notamment que Manuel Valls n'est "pas en capacité" de relever un "défi historique" pour redresser la France. "Nous avons besoin d'une France attachée à ses valeurs républicaines, apaisée et réconciliée, capable de faire entendre sa voix en Europe et dans le monde pour relever les défis immenses qui s'offrent à elle. Cette France confiante, vous ne pouvez plus l'incarner. Ce défi historique, vous n'êtes pas en capacité de le relever", a-t-il affirmé dans sa réponse au discours de politique générale du Premier ministre.

Car, a estimé le chef de file des députés UDI, "vous connaissez le chemin du redressement du pays, mais il vous est impossible de l'emprunter" vu la confiance d'une majorité "fragile et de circonstance" qui "vous condamne à l'impuissance, au décalage entre les paroles et les actes". "À travers le vote de confiance se pose aussi la question de la capacité de la gauche à gouverner", selon Philippe Vigier. "Vous promettiez ici même le 8 avril 2014 vérité, efficacité et confiance. Ces principes sont restés lettre morte", a reproché l'élu d'Eure-et-Loir, selon lequel "le pacte de responsabilité et de solidarité en est la triste illustration".

"Les Français ne croient plus en la politique"

Et de lancer au Premier ministre : "Faute de courage, faute de majorité, vous n'avez pas su tenir les engagements du 8 avril 2014" et "perdu depuis une grande partie de la confiance que plaçaient en vous vos électeurs". "L'héritage, que vous invoquez sans cesse pour justifier vos absences de résultats, ne saurait vous absoudre des fautes que vous avez commises. Une année de plus, la troisième de ce quinquennat, aura été perdue dans la bataille de l'emploi", a accusé Philippe Vigier, fustigeant aussi l'absence de "réponse pour préparer l'avenir comme l'a démontré la réforme des collectivités territoriales" et une justice sociale "encore fragilisée" par le gel des prestations et une nouvelle "attaque" des petites retraites.

Or, "les Français ne croient plus en la politique, car ils pensent que nous ne comprenons pas leurs souffrances, que nous ne pouvons plus incarner leur espérance", a constaté Philippe Vigier, disant partager l'idée de Manuel Valls selon laquelle "le Front national est aux portes du pouvoir". Mais, a critiqué le dirigeant centriste, "notre opposition constructive n'a rencontré aucun écho", alors qu'ailleurs en Europe "certains pays se sont engagés sur la voie du redressement et obtiennent des résultats" grâce à un "gouvernement de large rassemblement".

Le Point

Rédigé par Section UDI Asnières sur Seine

Publié dans #politique asnieres

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