Halte à l’effondrement des formations en alternance !

Publié le 3 Février 2014

Après la promesse non tenue de l’inversion de la courbe du chômage, une mauvaise nouvelle de plus sur le front de l’emploi…

Par la voie du Ministère du Travail, le Gouvernement a ainsi fait un nouvel aveu d’échec avec le recul, jamais vu, de 8 % des signatures de contrats d'apprentissage et de 5% pour les contrats de professionnalisation.

Ce bilan annuel de l’alternance - le plus mauvais depuis 2005 – ne pouvait me laisser indifférent.

En 2004 et 2005, alors que j’étais secrétaire d’Etat à l’insertion professionnelle des jeunes, nous avions en effet fait le choix, avec Jean-Louis Borloo et le Président Jacques Chirac, de réformer et de soutenir, comme jamais auparavant, les formations en alternance en donnant la priorité à l’apprentissage.

Les mesures prises alors ont permis de dépasser dès 2006 le seuil des 400 000 apprentis, avec des pics à 450 000 en 2008 et 435 000 en 2011. De façon générale, entre 2005 et 2007 le Plan de Cohésion Sociale a permis de diminuer le chômage de 10,2% à 7,8% en 2 ans, ce qui reste la meilleure performance sur le marché de l’emploi depuis l’entrée du pays dans un chômage structurel.

Aujourd’hui, alors que la conjoncture économique est plus que jamais difficile, le Gouvernement socialiste s’entête dans des choix qui déstabilisent et menacent la filière d’apprentissage.

Comment expliquer d’abord le coup de rabot de 20% sur les aides à l'embauche d'apprentis, réduites depuis le 1er janvier 2014 ?

Ensuite, je m’interroge sur les raisons de la priorité exclusive donnée sur le terrain aux seuls emplois d'avenir alors que leur volet formation ne comporte aucun diplôme – contrairement à l'apprentissage. Si l’on ajoute le coût des emplois d'avenir, plus d’1,2 milliard d'euros prévus en 2014, on est en droit de s’interroger sur la pertinence de la stratégie de l’Etat et des pouvoirs publics qui doit permettre avant tout aux jeunes français de s’insérer durablement sur le marché de l’emploi.

En 2004 et 2005, nous avons pris des mesures en phase avec la situation sociale du pays et les besoins des acteurs économiques… et nous avons eu des résultats. La courbe du chômage s’est alors inversée, pour de bon, sans effet d’annonces ni promesses intenables.

On ne lutte pas contre le chômage avec des mots. C’est tout le problème de ce Gouvernement. Dépourvu de bon sens et de solutions efficaces dans la bataille pour l’emploi en France, il affaiblit une filière reconnue pour sa capacité à former et à intégrer durablement les jeunes sur le marché du travail, à l’image des succès constatés chez notre voisin et allié allemand.

Rédigé par Section UDI Asnières sur Seine

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