Publié le 27 Novembre 2016

Chers Amis,

En réunissant plus de 4,2 millions d’électeurs, le premier tour de la primaire de la droite et du centre a été un immense succès et nous pouvons tous nous en réjouir. C’est la preuve de la vitalité de notre démocratie et le signe d’une volonté populaire et partagée de mettre fin au mandat désastreux de François Hollande.

Nous avons tous été surpris par cette participation massive et par l’ampleur des résultats qui ont conduit à la qualification d’Alain Juppé et de François Fillon. À l’évidence, nous avions sous-estimé la mobilisation contre la candidature de Nicolas Sarkozy, lequel a su prendre acte de sa défaite avec dignité.

Désormais, dimanche 27 novembre, il ne s’agit plus d’éliminer mais de choisir. Et si le premier tour a permis le choix des personnes, le second sera celui du projet. 

Les deux finalistes, Alain Juppé et François Fillon, sont tous deux des hommes d’Etat expérimentés et estimables avec lesquels nous partageons beaucoup, si ce n’est l’essentiel. Pour autant, il existe des divergences de fond qui nous ont conduit, avec l’immense majorité des parlementaires, élus, cadres et adhérents de l’UDI, à soutenir Alain Juppé dès le premier tour.

C’est un choix de conviction qui repose non seulement sur sa personnalité et son positionnement, mais aussi sur le projet qu’il propose aux Français et qui répond à nos attentes. Que ce soit sur l’ouverture au monde, l’Europe, l’économie, le social, l’éducation, l’écologie ou encore la sécurité, nous considérons qu’Alain Juppé incarne une alternance forte et crédible, seule capable de rassembler les Français pour mener à bien les réformes dont notre pays a tant besoin.

Dimanche dernier, ce sont près de 400 000 sympathisants de l’UDI qui ont participé au premier tour de la primaire. Cette participation témoigne de notre volonté de faire entendre nos valeurs et nos idées dans le débat présidentiel mais cela est encore trop peu car, au fond, ce sont des millions de Français qui les partagent et qu’il nous faut mobiliser.

C’est pourquoi j’invite l’ensemble des adhérents et sympathisants de l’UDI à participer massivement au deuxième tour de la primaire ce dimanche et àfaire le choix d’Alain Juppé pour permettre un changement porteur de réformes déterminées mais aussi réalistes.

Amicalement,

Jean-Christophe Lagarde

Président de l'UDI

Publié le 21 Novembre 2016

 

 
Le Parti Radical appelle les Français à soutenir massivement Alain Juppé :
Rassembler la France n’est pas seulement rassembler son camp 
 
Le Parti Radical a fait campagne dans la primaire organisée par Les Républicains afin qu’elle soit largement ouverte. Dans ce temps de crise civique, son Président Laurent Hénart se réjouit de la forte participation qui témoigne de l’envie d’alternance de nos concitoyens.

Dans la perspective du second tour, Laurent Hénart (Président du Parti Radical et Maire de Nancy) appelle à la mobilisation massive en faveur d’Alain Juppé :

"Notre principal objectif est d’assurer l’alternance tout en écartant le danger extrémiste. Pour se qualifier pour le second tour et le cas échéant battre Marine Le Pen, seul Alain Juppé, rassemble une large majorité des Français au delà de l’opposition actuelle.

Il s’agit aussi d’avoir demain un Président qui ne pense qu’à l’action et non à sa réélection, comme Alain Juppé qui s’est engagé à ne faire qu’un seul mandat.

Enfin, les Français veulent un Président qui tienne ses engagements. Pas de baisse d’impôts financée par le déficit et la dette, mais l’équilibre des comptes publics si indispensable. Ecarter tout esprit de revanche, et savoir admettre les réformes  (Justes) de société qui sont de notre temps".
 

Publié le 20 Novembre 2016

INTERVIEW DANS PARIS MATCH

A deux jours du premier tour de la primaire, le président de l’UDI, soutient d’Alain Juppé, reproche à l’ex-président de « raconter des bobars » pour se faire élire.

Paris Match. Vous avez récemment assimilé Nicolas Sarkozy à un « Mini-Trump ». Un peu simpliste, non ?
Jean-Christophe Lagarde. Non, parce que parler très fort pendant la campagne pour agir faible ensuite, c’est ce que fait monsieur Trump en ce moment. Il avait promis d’ériger un mur contre le Mexique ? Ce sera finalement un grillage. Il s’était engagé à expulser 11 millions de clandestins ? Ce seront en fait 3 millions. Il devait supprimer l’obamacare et finalement, il ne le fera pas. Cette stratégie qui consiste à ne pas dire la vérité aux gens juste pour gagner fragilise la démocratie. C’est la façon dont vous êtes élu qui vous permet de gouverner : si vous l’êtes sur des exagérations permanentes et l’obsession des tensions ethniques, ça ne pourra pas marcher. Il est vrai qu’en démocratie, on a les élus qu’on mérite. Si les citoyens veulent juste rêver, ils choisiront ce genre d’attitude. S’ils veulent un dirigeant qui a une vision à 10 ans pour le pays, qui sait arbitrer sans changer de cap et qui n’aura pas le souci de se faire réélire parce qu’il ne fera qu’un mandat, ils choisiront Alain Juppé.

Si Nicolas Sarkozy est Donald Trump, Alain Juppé est donc Hillary Clinton ?
A ce que je sache, Alain Juppé n’est pas marié à une ancienne présidente de la République. Il n’appartient pas non plus à une dynastie politique. C’est même plutôt le contraire puisqu’il est le produit de la méritocratie républicaine.

Il n’empêche que le parallèle entre les deux élections a une certaine pertinence. Le fait qu’Alain Juppé soit le favori des sondages et d’une partie de l’establishment, comme Hillary Clinton, peut-il le desservir ?
Je ne crois absolument pas aux sondages sur la primaire. Les sondeurs, qui n’ont aucune base de référence sur le corps électoral, reconnaissent eux-mêmes qu’il faut être d’une grande prudence sur la question. Pour ce qui y est de l’establishment, je vous objecterai que Donald Trump en est lui-même un membre éminent. Et François Fillon, qui a exercé tous les postes électifs, n’appartient-il pas à l’establishment ? Et Nicolas Sarkozy ? La vérité, c’est que l’ensemble des candidats à la présidentielle française, à part peut-être ceux de l’extrême-gauche, font partie des « élites ».

Le programme de Fillon ? "c'est un peu une purge thatchérienne"

Vous avez été porte-parole de Nicolas Sarkozy dans un passé pas si lointain. A l’occasion d’une campagne, celle de 2012, qui était déjà marquée par un positionnement droitier, avec les thèmes des frontières et de l’immigration. N’y a-t-il pas une incohérence de votre part à le considérer aujourd’hui comme un candidat « dangereux » ?
Pas du tout. Permettez-moi quand même de vous faire remarquer qu’en 2007, j’ai été le seul à ne pas appeler à voter pour Nicolas Sarkozy, parce que je ne croyais pas à son projet. En 2012, je l’ai soutenu plutôt tardivement, en janvier, car je considérais qu’il nous fallait échapper au programme catastrophique de François Hollande. Quant à sa campagne actuelle, avec son identité « gauloise », elle n’a rien à voir avec celle d’il y a cinq ans. Dans le contexte actuel de crise économique, sociale et sécuritaire, avec le risque terroriste que nous connaissons, on n’a pas besoin d’un candidat qui pousse à l’affrontement et balance des outrances juste pour faire réagir. L’inefficacité politique de nos dirigeants ces 20 dernières années a mis le pays dans un tel état de tension que si le prochain quinquennat était un échec, on n’échapperait pas à l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir. Cette élection est celle de la dernière chance démocratique.

Êtes-vous surpris par la remontée de François Fillon dans les intentions de vote ?
Encore une fois, je me méfie des sondages sur la primaire. Après, il y a un rattrapage médiatique bien naturel qui s’est opéré avec les débats télévisés. Pour autant, je ne suis pas sûr que les gens aient bien compris le programme de François Fillon, qui est quand même un peu une purge thatchérienne : souhaitent-ils vraiment un président qui ne recrutera aucun policier, enseignant ou infirmière pendant cinq ans ? S’il l’emportait, ce serait la première fois en France qu’un candidat gagnerait sur un programme ultra-libéral.

"Macron tente d’affaiblir Juppé"

Vous avez dit qu’en cas de défaite d’Alain Juppé, l’UDI convoquerait un congrès pour décider de la stratégie à suivre. Quelle peut-elle être ?
Présenter une candidature issue de nos rangs, soutenir le vainqueur de la primaire ou un autre candidat, toutes les options seront mises sur la table. Ce qui est certain, à mes yeux, c’est que l’UDI ne pourra pas soutenir quelqu’un dont les valeurs et les priorités seraient contraires aux nôtres.

Craignez-vous que l’entrée en lice d’Emmanuel Macron pour la pour la présidentielle ne démobilise certains partisans d’Alain Juppé ?
Je n’y crois pas du tout. Il y a deux catégories de gens qui soutiennent Alain Juppé : ceux qui veulent avant tout l’alternance politique, donc des personnes plutôt marquées à droite et ceux dont la priorité est qu’on ne recommence pas avec Nicolas Sarkozy. Pourquoi ces derniers iraient-ils voter pour Emmanuel Macron, qui n’est même pas qualifié pour le second tour d’après les sondages, alors qu’ils peuvent peser sur le résultat de la primaire ? Ce qui est certain, c’est qu’Emmanuel Macron souhaite la victoire de Sarkozy. En se déclarant la veille du dernier débat de la primaire, il tente d’affaiblir Juppé car il pense qu’il aurait un espace politique plus large face à l’ancien président de la République. Et il n’a pas complètement tort.

Rédigé par Section UDI Asnières sur Seine

Publié le 13 Novembre 2016

Chères amies, Chers amis 
 
Plus que quelques jours avant le premier tour de la primaire de la droite et du centre. 
 
Pour ceux qui souhaitent marquer leur mobilisation et leur soutien à Alain Juppé, nous vous invitons à nous retrouver le Jeudi 17 novembre au restaurant Macaille (29 quai Gallieni, Suresnes), à partir de 19h, en présence d'Hervé Marseille et de Christian Dupuy. 
 
Vous pourrez ensuite rester boire un verre ou manger un morceau en regardant le dernier débat avant le premier tour de la primaire. 
 
Merci de confirmer votre présence à Eric Lagel : eric.lagel@alainjuppe2017.fr 
 
Hervé Marseille
Président de la fédération UDI des Hauts de Seine
 
Sylvie Mariaud
Coordinatrice départementale UDI de la campagne d'Alain Juppé
 
Jean-Loup Dujardin 
Président de la section UDI Asniéres sur seine 

Publié le 13 Novembre 2016

Communiqué de Laurent HENART , Président du Parti Radical et Maire de Nancy

 

Le Parti Radical tenait à rendre hommage à l’ensemble des victimes du 13 novembre 2015 ainsi qu’à leurs familles et à leurs proches.


Notre nation a été touchée pour sa manière de vivre, pour son insouciante liberté ; nous y répondons par la fraternité, la laïcité, ​la solidarité et l’école de la République.


Pour Laurent HENART, Président du Parti Radical, « L'école de la république est essentielle. Elle est la fabrique de la cohésion nationale et de citoyens qui défendent la République et ses principes. Au premier rang de ceux-ci figure la laïcité. Quant aux personnes coupables d’actes terroristes envers la nation et de crime contre l’humanité, celles-ci doivent pouvoir faire l’objet d’une incarcération renforcée et d’une condamnation d'indignité nationale impliquant la déchéance des droits civils et civiques».
 
La Section UDI d'Asniéres sur seine s'associe tant à l'hommage aux victimes qu'à la déclaration politique

Publié le 9 Novembre 2016

Chères Amies, Chers Amis,

 

Suite à la décision de notre formation politique de soutenir la candidature d'Alain Juppé aux primaires de la droite et du centre, vous trouverez ci-dessous une invitation pour son meeting régional du Zénith,lundi 14 novembre prochain ainsi que les points de rendez-vous pour ceux d'entre vous qui souhaitent s'y rendre en car.

Antony. Départ 17h, Angle des avenues Léon Blum et Charles de Gaulle 

Jean Louis Ghiglione 06 85 32 81 68 avec un arrêt à Sceaux, 17h05, à l'angle de l'Avenue Le Notre et de l'Allée d'Honneur et un deuxième arrêt à Bourg La Reine, 17h15, à l'angle de l'avenue de la Division Leclerc et de la rue de la Bièvre.

Courbevoie. Départ 17h, 30 rue Baudin, place Charras. 

Christophe Bressy 06 12 47 63 00

Levallois. Départ 17h, place de la République.

Michel Grall 06 08 12 96 17 avec un arrêt à Clichy, 17h30, 75 rue Martre, Alice Le Moal 06 33 74 79 45

Meudon. Départ 17h, place Jean Jaurès

Virginie Lanlo 06 87 46 29 46 

Rueil Malmaison. Départ 17h30, 13 boulevard Foch.

Jean Simon Pasadas 06 63 96 15 08  avec un arrêt à Suresnes, 17h45, au 28 avenue du General de Gaulle, Abraham Abitbol 06 62 38 17 95

 

Merci de vous inscrire au meeting via le lien de l'invitation (ci-dessous) pour pouvoir en bénéficier.

Dans l'attente du plaisir de vous y retrouver.

 

Hervé MARSEILLE

Président de la fédération UDI des Hauts de Seine

 

Information meeting du Zénith : http://27yy.mj.am/nl2/27yy/1zvpm.html

Inscription en ligne : https://docs.google.com/forms/d/1HObtkhrfReDK4NThVSDKwOyRmf4J_4X1nis7mW_9wkc/viewform?edit_requested=true

 

 
GRAND MEETING D'ALAIN JUPPE LE LUNDI 14 NOVEMBRE 19h - 22h Zénith de Paris 211 Avenue Jean Jaurès Paris 75019 France // Accès En métro : Ligne 5, station Porte de Pantin & Ligne 7, Station Porte de la Villette En bus : Ligne 75 En voiture : Parkings à proximité - 30 avenue Corentin Cariou, 185 Boulevard Sérurier, 216 Avenue Jean Jaurès (75019) Tramway : Ligne 3b, station Porte de Pantin - Parc de la Villette (800 mètres du Zénith)
 

 

 

Rédigé par Section UDI Asnières sur Seine

Publié le 9 Novembre 2016

 

 

Laurent HENART, Président du Parti Radical et Maire de Nancy tenait tout d’abord à rendre hommage à Barack OBAMA. Président progressiste, soucieux d’améliorer le quotidien de son peuple, Barack OBAMA a su faire des Etats-Unis un pays ouvert sur le monde dans une logique de partenariat équilibré.

Le Parti Radical prend acte de l’élection de Donald TRUMP, comme 45ème Président des Etats-Unis d’Amérique et respecte le choix souverain du peuple Américain.

Pour Laurent HENART, « Il s’agit de tirer les leçons de cette élection.  Après le Brexit ce résultat est avant tout la traduction de la volonté des Américains les plus modestes d’un changement complet de système face aux inégalités générées par une économie de marché mondialisée​ que l’on ne maîtrise pas.

Si les forces politiques d’aujourd’hui ne répondent pas aux aspirations de justice sociale indissociable de la performance économique, et d’autorité de l’Etat garantissant la sécurité des habitants, alors les scrutins de 2017 et à venir viendront faire le lit des partis populistes.

Il s’agit de répondre au besoin de nos concitoyens de changer profondément le système politique et économique actuel. C’est l’objectif que les Radicaux se sont fixés à travers le Manifeste et pour lesquels ils militeront lors des élections présidentielles et législatives ».

Enfin, l’élection de Donald TRUMP est aussi un appel aux Européens : construire une Europe politique forte qui garantira l’indépendance des peuples qui la compose, et assumera toutes ses responsabilités dans les équilibres du monde".

Publié le 13 Octobre 2016

Madame, Monsieur, Chers Amis,

 

Au mois de Mars dernier, nous avons tous ensemble décidé en Congrès de ne pas engager de candidat dans la primaire de la droite et du centre puisque "Les Républicains" avaient refusé que nous puissions conclure au préalable un plateforme de Gouvernement.

 

Celle-ci aurait pu nous garantir sur les grandes orientations partagées d'une éventuelle nouvelle majorité. A défaut d’accord, engager un candidat dans la primaire eut été accepter le programme du vainqueur même s'il ne nous convenait pas. Nous avons donc fait le choix de rester libres avant, pendant et après la primaire.

 

En Conseil de la Présidence, nous sommes convenus de rencontrer les principaux candidats à cette primaire pour étudier et débattre avec eux de nos convergences et divergences sur les lignes politiques, ainsi que pour leur expliquer notre volonté de mettre fin à la culture du parti unique pour construire une coalition.

 

Ces rencontres ont permis de faire partager plus largement le besoin de coalition pour gouverner efficacement demain et de constater les points communs, mais aussi les différences, que nous pouvions avoir avec les candidats.

 

Dans le même temps, depuis l'entrée en campagne officielle des candidats, la tournure des échanges autour de thèmes identitaires et l'évitement des vrais problèmes de notre pays (chômage, éducation, logement, dette, Europe, etc.) a fait naître parmi nous un besoin grandissant de s'engager dans ce débat pour y faire gagner le candidat le plus proche de nos idées. J'ai pu le constater auprès de vous dans chacune de nos Universités régionales.

 

Si j'avais souhaité qu'une prise de position puisse être collective, cela n'a pas empêché une minorité de prises de position individuelles. Mais je veux ici remercier la grande majorité de nos parlementaires, de nos élus locaux, de nos cadres et de nos militants qui ont souhaité attendre et participer à une démarche collective.

 

C'est l'initiative que nous venons de prendre, en lien avec les représentants des Adhérents Directs, des principales composantes, des jeunes UDI, de la grande majorité des parlementaires et de 600 grands élus locaux, montrant une UDI massivement rassemblée pour soutenir la candidature d'Alain JUPPÉ.

 

Vous trouverez ci-dessous la déclaration commune que nous publions dans Le Monde.

 

Dès à présent, j'invite tous ceux qui veulent que l'UDI puisse compter dans une future majorité, pour y faire valoir nos idées et nos valeurs, à se mobiliser autour de sa candidature pour voter et surtout faire voter pour Alain JUPPÉ les 20 et 27 novembre prochains.

 

Tous ceux qui le souhaitent peuvent d'ores et déjà contacter les signataires de cet appel dans leur département afin de s’engager activement dans cette campagne qu'il nous appartient de mener conjointement avec les comités de soutien locaux du candidat, dont vous trouverez la liste ci-dessous :

 

http://rejoindre.alainjuppe2017.fr/

 

J'invite également les conseillers municipaux, les adjoints au maire et les maires indépendants qui nous sont proches à relayer et à démultiplier cet appel dans leur département, leur presse locale et leur réseau de sympathisants.

 

Cette prise de position, cet engagement qui représente plus des deux tiers de nos parlementaires, plus des trois quarts de nos élus locaux et l'écrasante majorité de nos militants, est une force au service de nos combats, de nos idées, de nos valeurs. Je sais pouvoir compter sur la mobilisation du plus grand nombre d'entre vous pour que nous continuions à nous faire entendre demain.
 

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, Chers Amis, en me sentiments les meilleurs et les plus militants.

 

Amicalement,

 

Jean-Christophe LAGARDE

Président de l'UDI

 

 

Publié le 5 Juillet 2016

Le Parti Radical tient à rendre hommage à fois à l’action de Michel ROCARD, qui en trois ans à la tête du Gouvernement a su laisser sa marque, par son bilan - les accords de paix de Nouméa en Nouvelle-Calédonie, l’instauration d’un nouveau pacte social (RMI, CSG) -, et sa méthode, la recherche du consensus dans un contexte politique compliqué.

Mais aussi, à la qualité intellectuelle de cet homme politique, qui a voulu réformer la gauche en la rendant plus moderne, réaliste et humain.

Le Parti Radical adresse toutes ses condoléances à sa famille et à ses proches.

Publié le 26 Juin 2016

L'Europe au pied du mur !


Tribune de Jean-Christophe Lagarde
Le 24 juin 201
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La Grande Bretagne a décidé de quitter l'Union Européenne. Cette secousse est lourde, d'abord pour le Royaume Uni pour qui les conséquences sont incalculables sur les plans politiques, économiques et même du point de vue de l'unité de leur pays. Elle effraie évidemment les élites européennes, qui n'ont rien vu venir et doivent désormais se remettre en question. Mais en fait, que le Brexit l'ait emporté ou pas est relativement secondaire, car l'Europe était de toute façon au pied du mur.

Alors que l'UDI a toujours défendu une vision fédéraliste de l'Europe, le bal des hypocrites s'ouvre aujourd'hui sur son avenir. Mais que de temps et d'occasions perdus.
Avec ou sans la Grande Bretagne, 27 ans après l'effondrement du rideau de fer, 24 ans après le Traité de Maastricht, 14 ans après la naissance de l'Euro, l'Europe est menacée de mort.

En quelques années, l'Union Européenne a montré des limites qui ne sont plus supportables par nos peuples et qui nuisent à chacun de nos pays, à leurs intérêts, à leur souveraineté réelle, à la défense de nos modes de vie.

La crise de l'Euro, la crise des migrants, la crise du terrorisme, la crise économique ont pratiquement eu raison de ce beau projet dans les opinions publiques du continent. Les extrémistes de droite et de gauche, les europhobes en tout genre et ceux qui ne s'étaient que résignés à subir l'Europe, en profitent pour faire croire que l'achever rendrait à nos peuples liberté, prospérité et sécurité. C'est un énorme mensonge ! Mais surtout ce serait une faute tragique que payeraient très cher les deux ou trois générations à venir. Les britanniques vont d'ailleurs nous donner un exemple grandeur nature des souffrances que l'isolement nous imposerait.
Mon propos ici n'est absolument de défendre l'Union Européenne comme elle fonctionne, ou plutôt comme elle dysfonctionne. Au contraire, je veux affirmer clairement que si l'Europe se meurt c'est à cause de 15 à 20 ans d'immobilisme dont elle est victime, lié à deux erreurs stratégiques.

Première erreur, l'élargissement à l'Est n'a pas été précédé d'un redéfinition du projet européen. La construction européenne avait, dès son origine, la double ambition de mettre en commun nos intérêts pour garantir la paix et de construire une puissance politique défendant nos pays face aux deux super-puissances de l'époque, Etats-Unis et Union Soviétique. L'effondrement de cette dernière a ouvert la porte à de nouveaux pays qui cherchaient avant tout un bouclier militaire (l'OTAN) contre la Russie qui les avaient opprimés, et une zone motrice de leurs économies sinistrées par 45 ans de communisme. C'est à ce moment là, avant d'ouvrir la porte, que les pays fondateurs auraient du redéfinir le projet européen en tenant compte du grand écart entre les aspirations des nouveaux entrants et le projet de souveraineté politique que portait dans ses gènes la construction européenne. Gerhard SCHRODER et Jacques CHIRAC ont la responsabilité de cette faute qui a dénaturé l'Europe et son projet.

Pourtant, dés 1995, le Président GISCARD D'ESTAING montrait clairement que le changement de dimension de l'Europe devait changer sa nature. Elle devait nécessairement devenir double, une Europe espace (économique) et une Europe puissance (politique). La première peut se contenter d'un vaste marché économique unifié, favorisant le libre échange et la croissance. La seconde a un besoin vital d'émerger pour protéger nos intérêts fondamentaux, affirmer notre vision humaniste du monde et redonner à nos pays une souveraineté réelle, qui ne soit pas que d'apparence. Cette Europe puissance n'est jamais née. L'Europe espace économique a dérivé régulièrement dans une conception ultra libérale dont le marché devenait la seule règle, le seul but.

Et c'est la seconde erreur qui mine l'Union Européenne et la dénature depuis un quart de siècle. Dans son essence même, l'Europe, à travers les politiques communes construites progressivement, n'est pas un projet ultralibéral. La Communauté Economique du Charbon et de l'Acier, la Politique Agricole Commune, le Système Monétaire Européen étaient par nature des politiques économiques volontaristes qui refusaient de tout confier aux lois des marchés. Au contraire, elles avaient pour objectif de bâtir des politiques économiques de souveraineté industrielle, agricole et monétaire. L'obsession libérale de la Commission Européenne ces dernières décennies a conduit à un double et triste résultat.

D'une part, la compétition interne aux pays de l'Union a été excessivement dérégulée, mettant nos peuples en situation de concurrence déloyale entre eux, dont l'exemple si connu du travailleur détaché montre l'aberration. Au lieu de mettre nos intérêts en commun, elle conduit à les voir s'affronter faute de stratégie économique et de régulation sociale. C'est le contraire même du projet européen et cela conduit à un profond rejet motivé par les sentiments de perte de niveau de vie et de maîtrise de nos destins collectifs. C'est le boulevard qui a été ouvert aux euro-destructeurs de tout poil.
D'autre part, la Commission n'a eu de cesse d'ouvrir, sans véritable contrôle, nos marchés intérieurs aux pays émergents en espérant bénéficier de nouveaux marchés d'exportation en retour. Cette idée pouvait et peut se défendre. Mais elle est minée par un vice fondamental ; l'insuffisante intégration européenne qui nous a conduit à être les « naïfs du sérail ». A chaque fois qu'une négociation commerciale s'engageait, les 28 débattaient publiquement entre eux des objectifs à se fixer, laissant nos concurrents communs lire en nous comme dans un livre ouvert et adopter la stratégie qui leur était la plus profitable. De plus, faute d'un Gouvernement fédéral intégré, nous sommes en situation de déséquilibre permanent à 28 Etats cherchant des compromis entre eux, puis négociant face à des Etats nations parfaitement intégrés. Résultat, nous ouvrons toutes grandes les portes sans véritable régulation, pendant que nos concurrents trouvent le plus souvent des biais pour se protéger ou conditionner l'accès à leurs marchés.
Ces deux erreurs, l'absence de redéfinition de l'Europe en deux cercles distincts et compatibles, économique et politique, ainsi que l'obsession libérale qui est le contraire des politiques européennes, sont les deux virus mortels qui ont placé l'Europe au bord du gouffre en lui faisant perdre sa vision historique.

Tout est-il perdu ? NON !
Car l'Europe reste la condition absolue pour garantir la paix sur notre continent, l'instrument indispensable pour ne pas subir la loi des grands ensembles mondiaux qui nous font face, l'outil nécessaire pour nous protéger contre les dangers que nous font courir nos voisins géographiques, le seul projet qui donnerait à chacun de nos pays le poids nécessaire pour ne pas subir la mondialisation mais en profiter.

En politique, dans la conduite des Nations, la nécessité doit faire loi. Si l'Europe est en train d'échouer, c'est d'abord faute de lucidité, de courage et de vision de la part de dirigeants qui n'y croient pas vraiment. L'Union Européenne est aujourd'hui comme une voiture sur une chaîne automobile à qui on refuse de mettre des roues et un moteur. Elle ne peut ni fonctionner, ni avancer.

La famille politique que je dirige a toujours porté un projet fédéraliste qui est aujourd'hui devenu une nécessité urgente. C'est la raison pour laquelle les Députés UDI viennent de demander au Président HOLLANDE de prendre enfin une initiative française qui redonne sens et vie au projet européen.

L'Europe peut être remise sur les rails si un nouveau traité définit clairement qu'en plus de l'espace économique créé par l'Union Européenne, nous créons une Europe fédérée destinée à nous protéger et nous rendre plus fort face au reste du monde. Nous devons créer cette Europe fédérée à partir de la zone euro. L'Euro est en effet une monnaie fédérale qui ne dit pas son nom et qu'on prive des moyens de la puissance. C'est la seconde monnaie au monde, mais c'est la seule monnaie au monde qui n'a pas de Gouvernement pour la défendre et s'en servir.

Avec les pays de la zone euro qui le souhaiteront, nous devons bâtir un Gouvernement Economique Fédéral qui aura pour mission de construire des stratégies monétaires, industrielles, commerciales et énergétiques communes. Ces stratégies doivent avoir pour objectif la stabilité des prix, la croissance durable, le développement de l'emploi, la transition énergétique (facteur d'indépendance) et la naissance de réseaux industriels puissants et performants dans les domaines stratégiques du XXIème siècle, comme nous l'avions fait au siècle dernier, dans le charbon, l'acier, l'agroalimentaire, l'aérospatiale ou l'aéronautique. Pour assoir ces stratégies économiques, nous devons créer une deuxième chambre européenne qui représentera les parlements nationaux afin qu'ils soient entendus dés l'élaboration des politiques fédérales.

Afin que la zone Euro soit un ensemble économique cohérent, nous devons créer un Serpent Fiscal et un Serpent Social commun. Sur 10 ans pour l'un, sur 15 ans pour l'autre, ils auront pour rôle d'encadrer et de rapprocher dans des limites supportables les écarts de fiscalité et de protection sociale qui existent entre nous. Nous devons également décider de créer une grande place financière de la zone euro, à l'échelle de notre continent.

Avec les pays qui le souhaiteront, nous devons créer un espace de sécurité commun qui remplacera Schengen. Cet espace fédéré devra être fondé sur trois piliers, un parquet fédéral, une police fédérale, tous deux en charge de lutter contre les grands trafics et le terrorisme, ainsi qu'un ministère fédéral des migrations. Ce dernier devra gérer les besoins d'immigration de chaque pays fédéré, disposer d'une police fédérale des frontières, harmoniser le droit d'asile entre nos pays, préciser dans quel pays le migrant à qui on délivre un visa aura le droit de vivre, organiser dans les pays sources de migration des comptoirs communs pour recueillir les demandes de visa.

Nous devons créer un vrai Commissariat Européen de La Défense, pour définir enfin ce que sont nos intérêts stratégiques communs et élaborer ensemble nos programmes militaires afin d'en réduire le coût et gagner en indépendance. Au sein de l'OTAN, nous devons accepter de prendre en charge une plus grande part de l'effort de notre défense, en même temps que la direction du pilier européen de l'OTAN doit revenir à nos pays.
Parce que nous sommes les plus menacés, comme le montre les crises Syro-Irakienne et Libyenne, par la déstabilisation du proche et du moyen orient ainsi que par le développement trop lent de l'Afrique, nous devons construire à 27 une véritable politique collective de co-développement, qui seule permettrait de transformer ces menaces en opportunités majeures.

Nous devons tourner le dos au tout libéral, au culte de la concurrence interne afin que celle-ci soit régulée et graduée pour profiter à tous. Nous devons nous donner les armes juridiques pour faire payer l'impôt à ces grandes entreprises qui font de gros profits sur notre continent et jouent de nos différences pour transformer l'Europe en véritable passoire fiscale.

Qu'il s'agisse de l'espace économique ou de l'espace politique européen, nous devons recentrer l'Europe sur ses missions essentielles et ne plus accepter, ni sa dispersion, ni ses intrusions dans des politiques nationales qui n'ont pas besoin d'elle pour être efficaces et adaptées à chaque pays. Pour que cette subsidiarité soit enfin une réalité, les deux Europes, politiques et économiques, devraient désormais se contenter de fixer les objectifs à atteindre par les nations dans chaque domaine où une action unique de l'UE est moins efficace.

L'Europe n'est pas morte, mais elle peut mourir et nous entraîner dans sa chute si on ne lui donne pas désormais sa vraie signification, sa réelle légitimité, celle de nous donner les moyens de défendre nos intérêts, notre sécurité et nos modes de vie.

C'est le débat central, primordial pour notre pays comme pour notre continent. C'est le débat essentiel dont tous les autres découleront, sur lesquelles ceux qui dirigent la France depuis 35 ans, le PS comme LR, sont profondément divisés et sur lequel l'UDI, centriste, humaniste et fédéraliste est parfaitement unie. Cela nous confie une lourde responsabilité dans le débat national. Le projet européen est à reconstruire totalement pour donner à nos petites Nations, à nos peuples, la force de ne pas subir les grands ensembles mondialisés.

Il n'y aura que les aveugles pour ne pas le voir, et les lâches pour ne pas le défendre.

Jean-Christophe Lagarde
Président de l'UDI